L’importance du travail bénévole 1

Par conséquent, il est impératif pour une société d’agir comme une seule famille dans toute sa structuration et dans la concordance.

 

Ecouter le prêche: 

إن من أهم سِمات المُجتمع الناجِح المُتكامِل: أن يكون في بُنيانِه مُتماسِكًا، تجمعُه لبِناتٌ مرصوصة تُمثِّلُ حقيقةَ أفرادِه وبَنِيه، لا تختلِفُ فيه لبِنَةٌ عن أخرى، ولا فرقَ فيها بين ما يكونُ منها أسفلَ البِناءِ أو أعلاه؛ لأن البِناءَ لن يكون راسِيًا يسنُدُ بعضُه بعضًا إلا بهذا المجموع، ومتى كان التصدُّع أو الإهمال لأي لبِنَةٍ من لبِنَاته فإنه التفكُّكُ والانفِطار ما منه بُدٌّ، فضلاً عن أن هذا بدايةُ تساقُطه شيئًا فشيئًا. وهذه حالُ كل مُجتمع وواقعُه.

ولذا فإن المُجتمع إذا لم يكن كالأسرة الواحِدة في ترابُطه وتعاهُدِ بعضِهم بعضًا، وأن يسمعَ الشريفُ للوضيع، والغنيُّ للفقير، والكبيرُ للصغير، وألا يشعُر أيُّ فردٍ بين المُجتمع أنه إنما يعيشُ وحدَه؛ كالعِيس في البَيْداء مهما كان بين ظهرانَي أمةٍ مُترامِيَة في بُقعةٍ واحدةٍ.

نعم، إنه إذا لم يكن المُجتمعُ بهذه الصورة فإنه يأذَن لنفسِه بالنُّفرة والتفرُّق، ويُمهِّدُ الطريقَ لمعاوِل الأنانِيَّة والأثَرة وعدم الاكتِراث بالآخرين، وما قيمةُ مُجتمعٍ الهَدْمُ فيه أكثرُ من البِناء.

وهنا يأتي دورُ المُجتمع المُترابِط المُتماسِك، حينما تُذْكَى بين جَنَبَاته روحُ العمل التطوُّعي الذي يُعدُّ رُكنًا أساسًا من أركان رأبِ صَدع الشُّعوب المادِّي، والاجتِماعيِّ، والغذائيِّ، والأمنيِّ، والفِكريِّ، وغير ذلكم من الضرورات والحاجيَّات والتحسينَات.

إنه حينما يعُمُّ العملُ التطوُّعيُّ جنَبَات المُجتمع، ويفرِضُ نفسَه شُعورًا ساميًّا لذَوِيه وبنِي مُجتمعه ليقضِيَنَّ على الأثَرَة والشُّحِّ والاحتِكار والمَسْكَنة، شريطةَ ألا تغتالَ صفاءَه أبعادٌ مصلحيَّةٌ أو حِزبيَّةٌ أو إقليميَّةٌ، وليس هناك حدٌّ لمن يحقُّ له أن يستفيدَ من العمل التطوُّعيِّ؛ فالنبي – صلى الله عليه وسلم – يقول: «في كل كبدٍ رطبةٍ أجر»؛ رواه البخاري ومسلم.

العملُ التطوُّعيُّ – عباد الله – لا يُحدُّ بحدٍّ، ولا ينتهِي بزمنٍ، وامتِدادُ حدِّه بامتِدادِ طبيعتِه؛ فكلُّ عملٍ احتِسابيٍّ لا نظرةَ فيه للأُجرة والمِنَّة فهو تطوُّعيٌّ إذا كان في وجهِ خيرٍ، وهو مُمتدٌّ ومُتَّسِعٌ بامتِداد واتِّساع كلمةِ « خيرٍ »، وهو هنا يختلفُ بعضَ الشيء عن العملِ الخيريِّ؛ لأن العملَ التطوُّعيَّ يكونُ بالمُبادَرة قبل الطلَب، بخلافِ العملِ الخيريِّ؛ فإنه – في الغالب – لا يكون إلا بعد الطلَب، وكلا العَمَلَيْن وجهان لعُملةٍ واحِدةٍ. مُحصِّلتُهما: بذلُ المعروف للناس دون أُجرةٍ أو مِنَّةٍ، وإنما احتِسابًا لما عند الله، إِنَّمَا نُطْعِمُكُمْ لِوَجْهِ اللَّهِ لَا نُرِيدُ مِنْكُمْ جَزَاءً وَلَا شُكُورًا [الإنسان: 9].

وهو علامةٌ بارِزةٌ على صفاء معدن صاحبِه ونخوَته وعاطفته ولُطفِه؛ لأن هذه صفاتُ من خلقَهم الله حُنفاء ولم تجتلْهُم شياطينُ الأنانية وحبّ الذات.

ولا أدلَّ على ذلكم من قولِ خديجَة – رضي الله تعالى عنها – تصِفُ حالَ النبي – صلى الله عليه وسلم – قبلَ البِعثة حينما جاءَها من غار حِراء، بعد أن رأى جبريلَ – عليه السلام -، فقال لها: «لقد خشيتُ على نفسي». فقالت له: « كلا، أبشر؛ فوالله لا يُخزيكَ الله أبدًا، والله إنك لتصِلُ الرَّحِمَ، وتصدقُ الحديثَ، وتحمِلُ الكلَّ، وتكسِبُ المعدومَ، وتَقرِي الضيفَ، وتُعينُ على نوائِبِ الحقِّ« ؛ رواه البخاري ومسلم.

وإن مما يُؤكِّدُ أن العملَ التطوُّعيَّ فطرةٌ سوِيَّةٌ في الإسلام وقبل الإسلام: ما ذكرَه حكيمُ بن حِزامٍ – رضي الله تعالى عنه – لرسول الله – صلى الله عليه وسلم -؛ حيث قال له: يا رسول الله! أرأيتَ أمورًا كنتُ أتحنَّثُ بها في الجاهِليَّة؛ من صدقةٍ، أو عتاقةٍ، أو صِلَة رحِمٍ، أفيها أجرٌ؟ فقال رسول الله – صلى الله عليه وسلم -: «أسلَمتَ على ما أسلَفتَ من خيرٍ»؛ رواه مسلم.

هذه هي سَعَةُ الإسلام وسمَاحتُه ورحمتُه؛ إنه الحثُّ على البرِّ والتعاوُن عليه، وتلمُّس احتِياجات الناس.

فاللهَ اللهَ في إخواننا وبني مِلَّتِنا، ولنُشمِّر عن سواعِد الجدِّ والبَذل والتضحِيات؛ فإن النِّعَم لا تدُوم، وإن مع اليوم غدًا، وإن بعد الحياة موتًا، وبعد الموت حِسابًا، وَاعْلَمُوا أَنَّمَا أَمْوَالُكُمْ وَأَوْلَادُكُمْ فِتْنَةٌ وَأَنَّ اللَّهَ عِنْدَهُ أَجْرٌ عَظِيمٌ [الأنفال: 28].

Une société qui cherche à atteindre le succès et l’intégration doit être basée sur une structure solide faite à partir de blocs fermement établis, représentant la réalité intérieure des individus où tous les blocs sont égaux, sans distinction entre ceux d’en bas et ceux d’en haut. Sans cette intégration, toute la structure ne peut être solidement bâtie et tenir dans son ensemble. Tout défaut dans la structure ou tout mépris à l’égard de l’un de ses blocs de construction conduirait inévitablement à de nouvelles fissures et finalement à la désintégration et à l’effondrement de l’ensemble du bâtiment. Cet état de choses s’applique à toutes les sociétés sans exception.

Par conséquent, il est impératif pour une société d’agir comme une seule famille dans toute sa structuration et dans la concordance. Une société dans laquelle le noble saurait prêter l’oreille à la personne humble, où le riche aurait de l’égard pour le pauvre et le plus âgé pour le plus jeune. Une société dans laquelle personne ne se sentirait aliénée comme un chameau dans le désert tout en vivant au milieu d’une immense nation et sur un territoire.

A défaut du respect de tels préceptes, la société glisserait dans la dissipation et la désintégration, ouvrant la voie à l’esprit destructeur de l’égoïsme, l’égocentrisme et l’indifférence à l’égard des autres.

Quelle que soit la grandeur des pays riches et développés économiquement, tout cela serait insuffisant pour répondre aux exigences de leurs peuples ou à réaliser leurs aspirations en cas de besoin. En effet, malgré tous ses biens, une société ne peut répondre à toutes les exigences de la population.

A ce stade, vient le rôle de la société homogène, cohérente et unie, dans laquelle est présent l’esprit du bénévolat qui est la pierre angulaire qui refermera les fissures qui se trouvent dans les sociétés.Le bénévolat est une des actions salutaires et indispensables pour combler des besoins sociaux de tout ordre comme en matière sociale, sanitaire, sécuritaire, humanitaire, sportive, d’éducation, d’environnement, etc.

Lorsque le travail volontaire (bénévolat) est réellement pratiqué dans une société et s’impose comme sentiment noble et se présente comme une activité noble pour ceux qui l’accomplissent et est perçue comme telle par les membres de cette société, cela fera disparaître l’égoïsme, l’avarice, le monopole, l’humiliation, le favoritisme, le sectarisme ou l’esprit partisan et ce, à la condition que le travail bénévole reste libre de tout intérêt personnel. Le travail bénévole comporte des avantages infinis. Le Prophète ( r ) dit : « en ce qui concerne chaque foie humide (c’est à dire un être animé) il y a une récompense » [Rapporté par Boukhari et Mouslim].

Le travail bénévole fait référence au travail effectué à l’initiative de la personne, (c’est-à-dire qu’il n’est pas demandé par une autre personne). En revanche les œuvres de bienfaisance, sont souvent effectuées en réponse à une demande préalable. Cependant, les deux types d’actions représentent les deux faces d’une même pièce de monnaie. Ils conduisent à faire le bien pour les personnes en échange de rien, seulement la recherche de la récompense d’Allah. En effet, ces personnes proclament : « Nous vous nourrissons uniquement pour l’amour d’Allah, sans attendre de vous ni récompense ni remerciement » [Al-Insan : 9] ».

Chaque personne sage sait que la valeur des sociétés réside dans le progrès et la résistance à la désintégration et l’effondrement. Elle se rend compte que le bénévolat est une nécessité décrétée par les législations célestes et l’homme, avant et après l’Islam.

Le bénévolat est un signe marquant de la pureté de la nature, de l’altruisme, la douceur et de la gentillesse du volontaire. Il s’agit là d’attributs de la nature humaine qui n’ont pas été vilipendés par l’égoïsme diabolique et l’égocentrisme.

Ceci est corroboré par la parole de Khadija (qu’Allah soit satisfait d’elle) qui décrit l’état du Prophète, avant d’avoir reçu la révélation divine. En effet, quand le Prophète (SAW) est revenu de la grotte de Hira après avoir rencontré l’ange Gabriel (Djibril) il a dit à Khadija (qu’Allah soit satisfait d’elle) : « j’ai eu peur pour moi ». Et Khadija de lui répondre : « Jamais ! reçois la bonne nouvelle, par Allah, Allah ne te déshonorera pas.  Tu entretiens de bonnes relations avec ta famille, tu dis vrai, tu aides les pauvres, tu sers tes invités généreusement et tu portes secours aux victimes de calamités » (Sahih al-Boukhari).

Ce qui prouve que le travail bénévole est une disposition humaine, dans l’islam et avant l’Islam. On peut trouver une preuve de cette affirmation dans l’échange qu’a eu Hakim ben Hazim avec le messager d’Allah lorsqu’il dit : «  O Messager d’Allah ! Que dis-tu de quelques pratiques que je faisais durant l’Ignorance par esprit de tahnuth (adoration) – ou tahanut-, telles que le maintien des liens de parenté, l’affranchissement (des esclaves) et l’aumône ? Aurai-je pour cela une Récompense ? » – « Tu as embrassé l’Islam », répondit le Messager d’Allah (SAW), « en plus du bien que tu avais déjà dans ton actif ».