Prêche: L’unité de la parole et la mis en garde contre la dissensions 1

Pour la perfection de la religion, il ne faut pas céder aux désirs de ceux qui cherchent à saper (Chercher à détruire quelque chose par une action progressive et secrète) l’unité des musulmans

 

Ecouter le prêche:  

واعلَموا أن من تركَ الحرامَ وهو قادرٌ عليه فهو الخائِف، ومن جدَّ في العمل واجتنبَ الأماني فهو الرَّاجِي، ومن ركنَ إلى حولِه وقوَّتِه ذلَّ، ومن أُعجِبَ بعمله ضلَّ، ومن اعتمدَ على ربِّه وركنَ إلى مولاه فما ذلَّ ولا ضلَّ،

يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّ وَعْدَ اللَّهِ حَقٌّ فَلَا تَغُرَّنَّكُمُ الْحَيَاةُ الدُّنْيَا وَلَا يَغُرَّنَّكُمْ بِاللَّهِ الْغَرُورُ (5) إِنَّ الشَّيْطَانَ لَكُمْ عَدُوٌّ فَاتَّخِذُوهُ عَدُوًّا إِنَّمَا يَدْعُو حِزْبَهُ لِيَكُونُوا مِنْ أَصْحَابِ السَّعِيرِ [فاطر: 5، 6].

أيها المسلمون:

أسَّس نبيُّنا محمدٌ – صلى الله عليه وسلم – في المدينة ، أسَّس دولةَ الإسلام – بعد توحيد الله – أسَّسها على المُؤاخاة، فكان المُهاجِرون غرباء الدار إخوة الأنصار ممن تبوَّؤوا الإيمانَ والدار، وكان – عليه الصلاة والسلام – شديدَ الرعاية بهذه الأُخُوَّة، عظيمَ الغيرة عليها، سريعَ المُعالَجة لبوادِر الخروج عليها.

وحينما ضلَّ بنُو إسرائيل وعبَدوا العِجلَ، قال موسى نبيُّ الله وكليمُه لأخيه هارون نبيِّ الله ووزير أخيه – عليهما السلام -: قَالَ يَا هَارُونُ مَا مَنَعَكَ إِذْ رَأَيْتَهُمْ ضَلُّوا (92) أَلَّا تَتَّبِعَنِ أَفَعَصَيْتَ أَمْرِيطه: 92، 93، فكان جوابُ هارون جوابًا لطيفًا رقيقًا حكيمًا:قَالَ يَبْنَؤُمَّ لَا تَأْخُذْ بِلِحْيَتِي وَلَا بِرَأْسِي إِنِّي خَشِيتُ أَنْ تَقُولَ فَرَّقْتَ بَيْنَ بَنِي إِسْرَائِيلَ وَلَمْ تَرْقُبْ قَوْلِي طه: 94.

ومعاذ الله أن يُتَّهم نبيُّ الله هارون بانحِراف المنهَج، أو التقصير في المُوازنات، ثم يُقِرُّه أخوه مُوسَى وهو الذي دعا ربَّه: وَاجْعَلْ لِي وَزِيرًا مِنْ أَهْلِي (29) هَارُونَ أَخِي (30) اشْدُدْ بِهِ أَزْرِي (31) وَأَشْرِكْهُ فِي أَمْرِي [طه: 29- 32]، فأجابَه العليُّ الأعلَى: قَدْ أُوتِيتَ سُؤْلَكَ يَا مُوسَى [طه: 36].

يقول الإمام البغوي – رحمه الله -: « بعثَ الله الأنبياءَ كلَّهم بإقامة الدين، والإلفَة والجماعة، وترك الفُرقة والمُخالَفة« .

معاشر المُسلمين:

وليس أشدّ ضراوةً على الأمة وعلى استِقرار الديار من اختِلافِ الكلمة، وتنافُر القلوبِ، وتنازُع الآراء. وحدةُ الكلمة سببُ كلِّ خيرٍ، والفُرقةُ والخلافُ سببُ كل شرٍّ.

إن من كمال الدين وكياسَة العقل وسلامةَ الفهم: ألا ينساقَ المرءُ مع من يُريد تصديعَ وحدة الأمة، لما قد يرَى من ظُلمٍ قد وقعَ، أو حقٍّ قد انتُقِص؛ لأن من فقدَ بعضَ حقِّه في حالَة الوحدة سيفقِدُ كل حقِّه إذا وقعَت الفُرقة –معاذ الله -، ولن يأمَن – والله – على نفسه، ولا على أهله، ولا على عِرضه ولا على ماله.

مع التشرُّد والخوف والفُرقة لا قيمةَ للدُّور ولا للقُصور ولا للأموال ولا للضِّياع، أتُراهم ينزَحون من ديارِهم لو وجَدوا مُستقرًّا وأمنًا؟!

حين فقَدوا استِقرارَ الدولة حلَّت في ديارهم الفوضَى، وفي أجواء الفوضَى يتفرَّق الجمع، ويتخاصمُ الحُلفاء، ويتخندقُ الفُرقاء، ومن ثمَّ يُصبِحُ الفشلُ مُحيطًا بالجميع، ويصيرُ العجزُ هو النتيجةَ التي يتحمَّلها الجميع.

Et sachez que celui qui délaisse l’illicite (haram), c’est celui qui craint Allah ; que celui qui préfère travailler dur et s’éloigner des faux espoirs est celui qui sera récompensé ; que celui qui prétend avoir la confiance absolue dans sa propre force se retrouvera dans l’humiliation ; celui qui admire son travail au-delà des limites de la pudeur s’égare ; quant à celui qui invoque son Seigneur et met sa confiance en Lui, il ne sera jamais humilié ni égaré.

A ce sujet, le Coran dit : « O hommes ! Certes, la promesse d’Allah est vérité(s’accomplira toujours). Que les plaisirs de ce monde ne vous séduisent donc point (ne vous trompent)! Et que Satan ne vous induise pas en erreur au sujet d’Allah, car Satan est pour vous un ennemi mortel. Traitez-le comme tel (comme un ennemi) ! Et s’il se fait des partisans, c’est dans le but de les conduire en Enfer » (Fater : 5-6).


O musulmans !

Notre Prophète (SAW) a fondé une société musulmane à Médine sur le principe de la fraternité, après la fondation du tawhid (monothéisme). Les immigrés musulmans de la Mecque (quarante-cinq) étaient des étrangers à Médine mais considérés comme les Frères d’Al-Ansar (les sympathisants), de ceux qui avaient embrassé la foi (l’islam) et ils y avaient trouvé une résidence. Le Prophète (SAW) était très désireux et protecteur de cette fraternité et en était jaloux, (il ne voulait pas qu’on touche à cette fraternité). Il intervenait promptement pour traiter tout problème qui touchait à cette fraternité.


Deux jeunes hommes avaient divergé sur un argument alors qu’ils étaient dans une expédition militaire. L’un deux prononça ceci : « Ô les mouhajirouns ! ». Quant à l’autre, il dit : « Ô les Ansars » ! Le Prophète (SAW) est arrivé très rapidement et a dit : « vous avez le langage de la jahiliyah alors que je suis parmi vous ? Laissez-le de côté, cela sent mauvais » (Rapporté par Boukhari).

Toutefois, notez que les deux mots « Al- muhajirun » et « Al- Ansar » sont les appellations islamiques agréables.

Lorsqu’une catégorie des gens du livre s’est égarée et a adoré le veau, Moïse (SAW), le prophète d’Allah, l’a reproché à son frère Haroun (lui aussi Prophète et ministre de son frère). Il est écrit à ce sujet dans le Coran, « Dès son retour, Moïse s’adressa à son frère : « Ô Haroun ! Qui t’a empêché, lorsque tu les as vus prendre le chemin de l’erreur, de me rejoindre ? Est-ce par désobéissance à mes ordres ?» (Taha : 92-93). La réponse de Haroun était une réponse douce, légère et pleine de sagesses : « Ô fils de ma mère, dit Haroun, ne me prends ni par la barbe ni par la tête (cheveux). J’ai simplement craint que tu ne m’accuses d’avoir jeté la discorde entre les fils d’Israël et de n’avoir pas observé tes recommandations » (Taha : 94).

On ne peut accuser le Prophète d’Allah, Haroun, d’avoir dévié de la voie. De même, son frère Moïse ne peut pas être accusé de fermer les yeux sur ses prétendus méfaits. Après tout, c’était Moïse qui implorait son Seigneur « Donne-moi un assistant (ministre) pris parmi les miens (famille), et que ce soit mon frère Haroun. Fais-en pour moi un soutien, en l’associant à ma mission » (Taha : 29-32). Alors Allah, Le Tout-Puissant,dit : « Ta prière (demande) est exaucée, ô Moïse ! » (Taha : 36).

O musulman !

Il n’y a rien de plus préjudiciable à la communauté musulmane et à la stabilité que la division, la désunion et les désaccords. L’unité de la parole engendre tout ce qui est bon ; et la dissension engendre tout ce qui est mal.

Pour la perfection de la religion, il ne faut pas céder aux désirs de ceux qui cherchent à saper (Chercher à détruire quelque chose par une action progressive et secrète) l’unité des musulmans, par l’oppression ou la violation des droits. Celui dont les droits ont été violés partiellement en temps de solidarité peut trouver tous ses droits violés en période de dissension – qu’Allah nous en préserve. Dans ce cas, il va perdre tout sentiment de sécurité pour lui-même, sa famille, l’honneur et les biens.

Nous avons des familles, des frères et sœurs. Qu’Allah (Glorifié Soit-Il) les protège et puisse leur accorder la force de surmonter ce qu’ils subissent comme sort. Leur parole s’est désunie. Ayant perdu leur stabilité et leur unité, ils ont quitté leur patrie et sont devenus des réfugiés sans-abris. Ils ont quitté leurs maisons, leurs biens, leurs cultures et leurs entreprises. Ils ont abandonné tout ce qui est cher et précieux, cherchant la sécurité et la stabilité. Maintenant, ils vivent en tant que réfugiés.

Avec la déchirure, la peur et la division, il n’y a plus de valeur pour les maisons, les palais, ni les richesses qui deviennent sans valeur. Ces personnes auraient-elles quitté leurs familles et leurs biens si elles avaient trouvé la sécurité et la stabilité dans leur pays ?

Lorsqu’ils ont perdu la stabilité de leur pays, le chaos a pris place et dans de telles situations la solidarité se perd et fait place à la dissension, les alliés deviennent des ennemis, les sectes prennent place. Et à partir de là, le résultat est l’échec total qui est un handicap pour tout le monde.