La patience lors des épreuves

 

 Ô vous qui croyez ! Armez-vous de patience ! Rivalisez de constance ! Soyez vigilants et craignez Allah, si vous désirez atteindre le bonheur

 

 

طاعته وعن معصيته وعلى أقداره المؤلمة، يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اصْبِرُوا وَصَابِرُوا وَرَابِطُوا وَاتَّقُوا اللَّهَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ [آل عمران:200]، إِنَّمَا يُوَفَّى الصَّابِرُونَ أَجْرَهُمْ بِغَيْرِ حِسَابٍ الزمر:

 

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واعلموا ـ رحمني الله وإياكم ـ أنكم تعيشون بدار ابتلاء وامتحان، وتحيون حياة فتن واختبار، رماح المصائب عليكم مُشْرَعَة، وسهام البلاء إليكم مُرْسَلَة، قضاء الله فيكم نافذ صائر، وحكمه فيكم حاصل سائر، لا رادّ لما قضاه وقدّره، ولا مانع لما أراده ودبّره، فَإِذَا قَضَى أَمْرًا فَإِنَّمَا يَقُولُ لَهُ كُنْ فَيَكُونُ [غافر:68]، وَكَانَ أَمْرُ اللَّهِ قَدَرًا مَقْدُورًا [الأحزاب:38]

 

أيها المسلمون، لقد جبل الله الدنيا على الكَدَر وعدم الصفو، وقدّر أن تكون دار متغيّرات ومتناقضات، إن أضحكت يومًا أبكت أيامًا، وإن سرّت حينًا أحزنت أحيانًا، صحيحها إلى سَقَم، وكبيرها إلى هَرَم، وحيّها إلى فناء، ووجودها إلى عدم، شرابها سراب، وعمارتها خراب، هذا مستبشر بمولود فرح بقدومه، وذاك مغموم لفقد حبيب حزين لفراقه

 

قال أبو الفرج ابن الجوزي رحمه الله: « ولولا أن الدنيا دار ابتلاء لم تَعْتَوِرْ فيها الأمراضُ والأكدار، ولم يضق العيش فيها على الأنبياء والأخيار، فآدم يعاني المحن إلى أن خرج من الدنيا، ونوح بكى ثلاثمائة عام، وإبراهيم يكابد النار وذَبْحَ الولد، ويعقوب بكى حتى ذهب بصره، وموسى يقاسي فرعون ويلقى من قومه المحن، وعيسى ابن مريم لا مأوى له إلا البراري في العيش الضَّنْك، ومحمد يصابر الفقر وقَتْلَ عمه حمزة وهو أحب أقربائه إليه ونفور قومه عنه، وغير هؤلاء من الأنبياء والأولياء مما يطول ذكره، ولو خُلِقت الدنيا للذة لم يكن حظّ للمؤمن منها« 

 

ودخل سلمان الفارسي على صديق له يعوده فقال: (إن الله تعالى يبتلي عبده المؤمن بالبلاء ثم يعافيه، فيكون كفارة لما مضى، فيستعتب فيما بقي، وإن الله عز اسمه يبتلي عبده الفاجر بالبلاء ثم يعافيه، فيكون كالبعير عَقَلَه أهله ثم أطلقوه، فلا يدري فيم عَقَلُوه حين عَقَلُوه، ولا فيم أطلقوه حين أطلقوه

 

نعم أيها الإخوة، إن الله يبتلي عباده جميعًا، مؤمنهم وكافرهم، وبرّهم وفاجرهم، فكل يأتيه من المصائب والبلايا نصيب، فهذا يُبتلَى بمرض مُزْمِن، وذاك يُصاب بجائحة في ماله أو ولده، وهنا مُبتلَى بموت قريب، وهناك مصاب بفقد حبيب، ولكنّ الناس يختلفون في استقبال هذه المصائب والرزايا، فمنهم من يستقبلها بالتسخط والجزع، ولا حول ولا قوة إلا بالله، فهذا بشرّ المنازل وأدناها، ومنهم من يصبر ويصابر، ومنهم من يرضى ويستسلم، ومنهم من يشكر الله ويحمده

 

قال الشيخ محمد بن صالح بن عثيمين رحمه الله: « الناس حال المصيبة على مراتب أربع

 

المرتبة الأولى: التسخط، وهو على أنواع:

 

النوع الأول: أن يكون بالقلب، كأن يتسخّط على ربه يغتاظ مما قدره الله عليه، فهذا حرام وقد يؤدي إلى الكفر، قال تعالى: وَمِنْ النَّاسِ مَنْ يَعْبُدُ اللَّهَ عَلَى حَرْفٍ فَإِنْ أَصَابَهُ خَيْرٌ اطْمَأَنَّ بِهِ وَإِنْ أَصَابَتْهُ فِتْنَةٌ انقَلَبَ عَلَى وَجْهِهِ خَسِرَ الدُّنْيَا وَالآخِرَةَ [الحج:11].

 

النوع الثاني: أن يكون التسخّط باللسان، كالدعاء بالويل والثبور وما أشبه ذلك، وهذا حرام.

 

النوع الثالث: أن يكون التسخّط بالجوارح، كلطم الخدود وشق الجيوب ونتف الشعور وما أشبه ذلك، وكل هذا حرام مناف للصبر الواجب

 

المرتبة الثانية: الصبر، وهو كما قال الشاعر

 

والصبرُ مثلُ اسمه مُرٌّ مَذَاقُهُ     لكنْ عواقبه أحلى من العَسَلِ

 

فيرى أن هذا الشيء ثقيل عليه، لكنه يحتمله، وهو يكره وقوعه، ولكن الصبر يحميه من السخط، فليس وقوعه وعدمه سواء عنده، وهذا واجب؛ لأن الله تعالى أمر بالصبر فقال: وَاصْبِرُوا إِنَّ اللَّهَ مَعَ الصَّابِرِينَ [الأنفال:46]

 

المرتبة الثالثة: الرضا، بأن يرضى الإنسان بالمصيبة، بحيث يكون وجودها وعدمها سواء، فلا يشق عليه وجودها ولا يتحمل لها حملاً ثقيلاً، وهذه مستحبة وليست بواجبة على القول الراجح، والفرق بينها وبين المرتبة التي قبلها ظاهر؛ لأن المصيبة وعدمها سواء في الرضا عند هذا، أما التي قبلها فالمصيبة صعبة عليه، لكن صبر عليها.

 

المرتبة الرابعة: الشكر، وهو أعلى المراتب، وذلك بأن يشكر الله على ما أصابه من مصيبة، حيث عرف أن هذه المصيبة سبب لتكفير سيئاته، وربما لزيادة حسناته، قال : ((ما من مصيبة تصيب المسلم إلا كفَّر الله بها عنه، حتى الشوكة يُشاكُها)) » انتهى كلامه رحمه الله

 

ceci dit très chers frères très chers sœurs, je vous recommande ainsi qu’à moi-même la crainte d’Allah en plein jour ou en cachète, son obéissance dans les meilleurs moments ou les plus mauvais, de son rappel dans la facilité ou la difficulté, et la patience dans son obéissance dans les désobéissances et sa prés destination douloureuse, Ô vous qui croyez ! Armez-vous de patience ! Rivalisez de constance ! Soyez vigilants et craignez Allah, si vous désirez atteindre le bonheur! [ Al- Imran : 200] , En vérité, les persévérants seront rémunérés au-delà de toute espérance.» [ Zumar : 10] .

Et sachez qu’Allah vous accorde sa miséricorde, que vous vivez dans cette demeure, une demeure d’épreuve et de test, vous vivez une vie d’examen et de tentation, les lances des malheurs son face à vous, et les flèches des fléaux vous sont posté, le destin d’Allah vous est envoyé, et rien ne pourra empêché son destin et sa prédestiné, , et quand Il décide une chose, il Lui suffit de dire : «Sois !», et la chose est.: « Sois indulgent : le pardonneur :68] , les décrets d’Allah étant inéluctables [les coalisés : 38] .

très chers frères très chers sœurs, Allah a crée ce monde avec ses problèmes et ses malheurs, et en a fait une demeure de changement et de contradictions , si elle fait rire un jour elle fera pleurer plusieurs, si elle donne le bonheur par fois elle rend malheureuse d’autre fois, celui qui a la santé aura la maladie, la personne âgée à la vieillesse, celui qui est vivant à la disparition, de son existence au néant, ses construction aux ruines, de la joie d’accueillir un nouveau né à la tristesse de perdre un proche

ibn eldjawzi qu’Allah lui accorde sa miséricorde: « si ce monde n’était pas une demeure d’épreuve, il n’aurait pas eu ces maladie et soucis, la vie ne serait pas dure sur les prophètes et les bonnes personnes.

 

Adam a subi l’adversité jusqu’à sortir de ce monde, Nouh a pleuré trois cents ans, Ibrahim a affronté le feu et l’épreuve pour immoler son fils, yaqoub a pleuré jusqu’à perdre la vue, moussa a souffert face à pharaon et a était éprouvé par son peuple, issa fils de Marie et resté sans-abri, seulement les prairies pour une vie difficile, et Mohammed face à la pauvreté et son oncle Hamza a été tué alors qu’il était le plus aimé de ses proches parents et son peuple qui le fuyait, et d’autre comme les prophètes et les saints. Si cette vie aurait été crée pour les délisses, le croyant n’aurait pas sa part »

 

Salman el farissi est entrée chez un ami qu’il visitait et lui a dit :« Allah éprouve son serviteur croyant par des épreuves puis l’épargne, et cela est une expiation pour comprendre le reste, et Allah éprouve le pervers effronté puis l’épargne, et sera comme le chameau que ses propriétaire ont attaché puis relâché, sans savoir pourquoi ils l’ont attaché lorsqu’ils l’avaient était attaché, et ni pourquoi ils l’ont relâché lorsqu’ils l’ont relâché »

 

Oui , mes frères et sœurs , Allah éprouve tous ses serviteurs, les croyants et les mécréants, chacun d’eux reçoit la part d’épreuve qu’Allah lui a destiné, celui-ci est éprouvé par une maladie chronique ou incurable, et celui-ci une perte dans ses biens argent matériel ou dans ses enfants, et celui là est affecté par la perte d’un bien aimé proche, mais les gens se différencie dans l’accueil de ces calamités malheurs.

 

Parmi eux, il y’a celui qui l’accueil avec colère et mécontentement, il n’y a de force et de puissance qu’on Allah le tous puissant, et parmi eux celui qui patiente avec grâce, d’autre acceptent et se soumettent, et enfin d’autre remercie et loue Allah

 

L’imam ibn el-otheimine qu’Allah lui accorde sa miséricorde a dit« Les gens se divisent en quatre niveaux face aux épreuves :

Le premier niveau : le mécontentement, qui se manifeste de différentes sortes :


la première sorte :
par le cœur, comme le fait qu’il soit mécontent de son Seigneur, qu’il soit courroucé de ce qu’Allah lui a décrété. Ceci est Haram (interdit), et cela peut amener à la mécréance. Le Très-Haut a dit :
 «
Il en est parmi les gens qui adore Allah avec hésitation. S’il lui arrive un bien, il s’en rassure, et s’il lui arrive une épreuve, il détourne son visage, perdant ainsi [le bien] d’ici-bas et de l’au-delà. »(Sourate 22 verset 11)

 

la deuxième sorte : par la langue, comme le fait d’invoquer par le malheur, la calamité et ce qui y ressemble. Et ceci est Haram.

La troisième sorte : par le corps, comme le fait de se frapper les joues, de se déchirer les poches, de s’arracher les cheveux et ce qui y ressemble. Et tout ceci est Haram et va à l’encontre de l’endurance obligatoire. 

 

Le deuxième niveau : l’endurance, et c’est tel que l’a dit le poète : « L’endurance a un gout amer comme son nom .Mais son résultat, que le miel est plus bon ! »

 

Ainsi, la personne voit que cette chose (par laquelle il est éprouvé) lui est pénible, mais il la supporte tout en détestant qu’elle se produise. Sa foi le protège du fait d’être mécontent.
Ainsi, le fait que cette épreuve se produise ou pas n’est pas pareil pour lui.

 

Ceci est obligatoire, car Allah le Très-Haut a ordonné de faire preuve de patience lorsqu’Il a dit : « Et soyez endurants, car Allah est avec les endurants. » (Sourate 8 verset 46)

 

Le troisième niveau : l’acceptation, et c’est le fait que la personne accepte l’épreuve de tel sorte que le fait que cette épreuve se produise ou pas est identique pour lui, il ne lui est pas pénible qu’elle se produise, ni de la supporter.

Ceci est conseillé (celui qui le fait est récompensé, celui qui le délaisse ne commet pas de péché), non pas obligatoire selon l’avis le plus juste.

La différence entre ce niveau et le niveau précédent est évident, car dans ce cas, le fait que l’épreuve se produise ou pas est identique pour lui, tandis que pour le précédent, l’épreuve est difficile pour lui, mais il l’endure.

 

Le quatrième niveau : le remerciement, et c’est le niveau le plus haut ! C’est le fait que la personne remercie Allah pour ce qui les épreuves qui le touchent, car il sait que cette épreuve est une cause d’expiation de ses péchés, et peut être même d’augmentation de ses bonnes actions. Le Prophète, paix et bénédictions d’Allah sur lui, a dit :
«
Il n’y a pas une épreuve qui touche un musulman sans qu’Allah expie par elle ses péchés, même si cette épreuve n’est qu’une épine qui le pique. » (Al-Boukhari, Mouslim et d’autres)